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 du 29 mars au 31 mai

du 19 avril au 31 mai

Le ciné-club de Thierry Jousse :

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.
Les dimanches à 11h
 



Les trois jours du condor de Sidney Pollack | 19 avril
Cinéaste majeur du cinéma américain des années 60-70 (On Achève bien les Chevaux, Jeremiah Johnson etc.), Sidney Pollack signe, avec Les Trois Jours du Condor, un de ses films les plus passionnants. Thriller d’espionnage qui fait écho à l’affaire du Watergate, le film de Pollack est habité par un sentiment de paranoïa complètement en phase avec son époque – le milieu des années 1970. Une paranoïa qui est redevenue palpable aujourd’hui et qui fait des Trois Jours du Condor un film finalement très contemporain. L’acteur de prédilection de Sidney Pollack, Robert Redford, y trouve un de ses plus beaux rôles et sa partenaire, Faye Dunaway, est également à son zénith. Avec, en prime, une musique, à la fois mystérieuse et très groovy, signée Dave Grusin.

Stavisky de Alain Resnais | 26 avril
Dans l’œuvre, à la fois majestueuse et ludique, du grand Alain Resnais, Stavisky fait figure de film injustement mal aimé. Produit par Jean-Paul Belmondo qui interprète également le rôle titre et mal accueilli au festival de Cannes 1974 où il était présenté hors-compétition (un mauvais accueil que Belmondo a très mal vécu), Stavisky est à la fois une rêverie mélancolique et le portrait d’une époque – les années 1932-33 – dominée par la corruption. Escroc grandiose qui fit vaciller la République, Stavisky est hanté par des blessure anciennes et par des sentiments morbides qui l’envahissent de plus en plus. Séducteur à souhait, Belmondo sait aussi magnifiquement dévoiler les failles de son personnage. Quant à Resnais, il fait de cette figure historique le révélateur d’une implosion intime dissimulée sous l’apparence d’une suprême élégance. Un film à redécouvrir qui fut tout de même le plus grand succès public de la carrière d’Alain Resnais.

Traquenard de Nicholas Ray | 10 mai
A mi-chemin entre le film noir et le mélodrame, avec une touche de comédie musicale, Traquenard (Party Girl) est un des plus beaux films de Nicholas Ray, grand outsider du cinéma américain des années 1950. A travers une histoire d’amour entre un avocat véreux et une danseuse au charme éclatant, Nicholas Ray orchestre un conflit moral entre l’amour et la trahison. Mais Traquenard est aussi l’œuvre d’un grand coloriste qui traduit les sentiments de ses personnages en visions flamboyantes et crépusculaires. Dernier point qui est loin d’être un détail : Cid Charisse y est sublime !

L’esprit de la ruche de Victor Erice | 31 mai
Cinéaste espagnol majeur mais très rare sur les écrans, Victor Erice réalise, en 1973, L’Esprit de la Ruche qu’on peut considérer comme un des grands films sur l’enfance. En 1940, alors que le franquisme vient tout juste de vaincre les républicains espagnols, une petite fille rêve de Frankenstein. Dans ce conte envoûtant, Erice entrelace le rêve et la réalité mieux que personne. Et fait de L’Esprit de la Ruche une méditation sur les ravages de la guerre civile espagnole en même temps qu’une magnifique réflexion sur le cinéma et la peur. L’extraordinaire petite fille du film, Ana Torrent, sera également, trois ans plus tard, l’héroïne de Cria Cuervos de Carlos Saura. A noter que L’Esprit de la Ruche est un des films préférés de Guillermo del Toro.


Ciné-cartes CIP et Ugc illimité acceptées Avec France Musique

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • Les 3 jours du Condor
    Drame (1 H 57 MIN)

    Les 3 jours du Condor

    • 11:00
      VOST