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Programme du 19 janvier au 15 mars

du 19 janvier au 15 mars 2020

Le ciné-club de Thierry Jousse

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.


Les dimanches à 11h
Programme du 19 janvier au 15 mars


 
Vivre sa vie de Jean Luc Godard | 19 jan.

Le plus beau rôle d’Anna Karina et l’un des plus beaux films de Godard. Le cinéaste y fait le portrait de Nana, prostituée de son état, en 12 tableaux sertis dans un très beau noir et blanc. Tout à la fois dépouillé et lyrique, austère et amoureux, Vivre sa Vie nous offre au passage quelques moments mythiques comme celui où Nana pleure devant la Jeanne d’Arc de Dreyer ou encore celui où elle écoute Ma Môme de Jean Ferrat. Sans oublier ce tableau où elle fait de la philosophie sans le savoir en compagnie du méconnu Brice Parain… Une poignée de séquences bouleversantes habitées par une Karina décidément sublime, un Godard au plus près de sa vérité de cinéaste-pygmalion et un admirable thème de Michel Legrand, décliné lui aussi, en 12 variations.

Happy together  de Wong Kar-Wai | 02 fév.

En 1997, alors que la rétrocession de Hong-Kong à la Chine est imminente, Wong Kar-wai décide de partir en Argentine pour y tourner son film le plus flamboyant. Une histoire d’amour impossible entre deux exilés qui prend la forme d’un tango en plein cœur de Buenos Aires. Film intensément musical, traversé par les fantômes d’Astor Piazzola et de Frank Zappa, Happy Together, prix de la mise en scène au festival de Cannes 1997, est un sommet dans la filmographie du cinéaste hong-kongais. Un peu comme un fabuleux adieu à la jeunesse et  comme un précipité de son style Nouvelle Vague baroque et bariolé, trois ans avant la maturité et le succès mondial d’In the Mood for Love.

Josey Wales hors-la-loi de Clint Eastwood | 16  fév.

Alors qu’il a déjà quelques films au compteur, en tant que réalisateur, Clint Eastwood signe, en 1976, Josey Wales Hors-la-Loi, son plus beau western à égalité avec, quelques années plus tard, Impitoyable (1992). Son personnage de cow-boy solitaire s’y transforme, à la fin de la guerre de Sécession, en chef d’une communauté d’outsiders qui hante une Amérique fracturée. Comme souvent chez Eastwood, Josey Wales est traversé par une ambiance fantomatique qui transforme, peu à peu, cette étrange histoire en une fable mythique et politique. Tout à la fois anarchiste et humaniste, forcément inclassable, voire irrécupérable, à l’image du grand Clint, Josey Wales mérite absolument d’être réévalué pour ce qu’il est, un grand film du Nouvel Hollywood.

L’intendant Sansho de Kenzo Mizoguchi | 01 mars

Sorti en 1954, L’Intendant Sansho appartient à la dernière partie de carrière de Kenji Mizoguchi, autrement dit au zénith de son œuvre. Parmi ses derniers chef-d’œuvre, c’est un des rares films du grand maître japonais qui se situe sous le signe du masculin. Poétique et tragique, L’Intendant Sansho projette, dans une lumière presque blanche, un récit en forme de mélodrame distancé qui entremêle l’Histoire et la Famille. Si la tonalité est tragique, Mizoguchi laisse tout de même entrevoir, dans L’Intendant Sansho, quelques lueurs d’espoir. Ce qui en fait un film d’une beauté fatale en même temps qu’une grande œuvre humaniste.

Le secret derrière la porte de Fritz Lang | 15 mars

Appartenant de plain pied au genre du « gothique féminin », c’est-à-dire à cette série de films des années 1940 qui mettent en scène des femmes prisonnières d’une demeure maléfique, Le Secret derrière la Porte (1948), bien que régulièrement sous-estimé, s’impose comme une œuvre majeure de la période américaine de Fritz Lang. Mélangeant la psychanalyse et les contes de fées, en particulier Barbe Bleu ou La Belle au Bois dormant, Lang déploie ici les fastes d’un style forcément expressionniste, traduit par le noir et blanc onirique du grand chef-opérateur Stanley Cortez. Dans une ambiance qui flirte avec l’atmosphère de certains films d’Hitchcock (Rebecca ou Soupçons…), Le Secret derrière la Porte offre également à l’admirable Joan Bennett, interprète de prédilection de Fritz Lang, un rôle à sa mesure, celui d’une jeune femme qui, à travers de sa quête de la vérité, apprend tout simplement à devenir adulte.


E-billets ci-dessous

Ciné-cartes CIP et Ugc illimité acceptées.

Avec France Musique 

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • Vivre sa vie: Film en douze tableaux
    Drame (1 H 23 MIN)

    Vivre sa vie: Film en douze tableaux

    • 11:00
      VF