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Le Parc , ACID, Les Dimanches de l'ACID, Damien Manivel

Dimanche 2 Avril à 11h

Les Dimanches de l'ACID : Le Parc

L'Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID) vous propose, tous les 15 jours, de retrouver un film remarquable, souvent passé inaperçu dans le flot continu de l'actualité cinématographique.

► Ce DIMANCHE 2 AVRIL, à 11h, c'est LE PARC, de Damien Manivel.

La séance sera suivie d'une rencontre avec le réalisateur, animée par un cinéaste membre de l'ACID.

 

C’est l’été, deux adolescents ont leur premier rendez-vous dans un parc. D’abord hésitants et timides, ils se rapprochent au gré de la promenade et tombent amoureux. Vient le soir, l’heure de se séparer...

Texte de soutien de l'ACID :

Aller et venir dans un parc, toute une après-midi durant.
Deux amoureux, tendres maladroits, arpentent l’espace, d’un côté chemins publics écrasés de lumière, de l’autre sous-bois secrets, propices aux confidences et badinages.
Parmi les expériences proposées par la condition humaine, vivre un amour adolescent figure parmi les plus intenses, l’une de celles qui constituera le plus durablement ce que nous sommes. C’est l’apprentissage de la cruauté, de préférence aux beaux jours, un incendie du cœur.
Le Parc raconte mieux que jamais la difficile grâce des amours débutantes, le cheminement côte à côte. Deux corps dont on ne sait que faire, elle trop petite, lui trop grand, cherchent à s’embrasser, désirent s’étreindre, mais en repoussent le moment, pressentant qu’assouvir le désir, c’est risquer la sortie du paradis.

Or il existe peut-être un moyen de renverser le sortilège, Damien Manivel nous en révèle le mode d’emploi. Le Parc devient littéralement magique à mesure que la nuit tombe, lorsque l’héroïne se lance avec une ingéniosité désarmante dans une folle tentative de reconfigurer le passé. Sans le savoir, elle emprunte à la physique quantique, qui postule que le temps n’existe pas et peut être aboli.

Avec une délicatesse infinie, Damien Manivel réussit une merveille de conte sentimental, sans larmes ni fioritures. Concis et brillant comme un texto dans la nuit.

Benoit Forgeard, cinéaste membre de l’ACID