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l’Arlequin

Dès le 30 août

LE CINE-CLUB DE THIERRY JOUSSE

A retrouver à l’Arlequin les dimanches à 11h

30/08 : 
Hommage à Ennio Morricone, LES MOISSONS DU CIEL de Terrence Malick 

13/09 : 
Dans le cadre du Festival Kinopolska, LES INNOCENTS CHARMEURS de Andrzej Wajda
Oeuvre rare du grand cinéaste polonais Andrzej Wajda, Les Innocents Charmeurs, réalisé au tout début des années 1960, marque le coup d’envoi de la Nouvelle Vague polonaise. Jerzy Skolimowski en a signé les dialogues et il fait également une apparition dans le film ainsi que ses camarades Roman Polanski et Krzystof Komeda, par ailleurs, auteur de la musique très jazz qui rythme le film de Wajda. Histoire d’un jeune séducteur invétéré, Les Innocents Charmeurs a le charme sixties d’une ballade urbaine et apparaît, avec le recul, comme l’équivalent d’A Bout de Souffle pour le cinéma polonais.

27/09 : 
LE SECRET DERRIERE LA PORTE de Fritz Lang
Appartenant de plain pied au genre du « gothique féminin », c’est-à-dire à cette série de films des années 1940 qui mettent en scène des femmes prisonnières d’une demeure maléfique, Le Secret derrière la Porte (1948), bien que régulièrement sous-estimé, s’impose comme une œuvre majeure de la période américaine de Fritz Lang. Mélangeant la psychanalyse et les contes de fées, en particulier Barbe Bleu ou La Belle au Bois dormant, Lang déploie ici les fastes d’un style forcément expressionniste, traduit par le noir et blanc onirique du grand chef-opérateur Stanley Cortez. Dans une ambiance qui flirte avec l’atmosphère de certains films d’Hitchcock (Rebecca ou Soupçons…), Le Secret derrière la Porte offre également à l’admirable Joan Bennett, interprète de prédilection de Fritz Lang, un rôle à sa mesure, celui d’une jeune femme qui, à travers de sa quête de la vérité, apprend tout simplement à devenir adulte.

11/10 : 
STAVISKY de Alain Resnais
Dans l’œuvre, à la fois majestueuse et ludique, du grand Alain Resnais, Stavisky fait figure de film injustement mal aimé. Produit par Jean-Paul Belmondo qui interprète également le rôle titre et mal accueilli au festival de Cannes 1974 où il était présenté hors-compétition (un mauvais accueil que Belmondo a très mal vécu), Stavisky est à la fois une rêverie mélancolique et le portrait d’une époque – les années 1932-33 – dominée par la corruption. Escroc grandiose qui fit vaciller la République, Stavisky est hanté par des blessure anciennes et par des sentiments morbides qui l’envahissent de plus en plus. Séducteur à souhait, Belmondo sait aussi magnifiquement dévoiler les failles de son personnage. Quant à Resnais, il fait de cette figure historique le révélateur d’une implosion intime dissimulée sous l’apparence d’une suprême élégance. Un film à redécouvrir qui fut tout de même le plus grand succès public de la carrière d’Alain Resnais.

25/10 : 
TRAQUENARD de Nicholas Ray
A mi-chemin entre le film noir et le mélodrame, avec une touche de comédie musicale, Traquenard (Party Girl) est un des plus beaux films de Nicholas Ray, grand outsider du cinéma américain des années 1950. A travers une histoire d’amour entre un avocat véreux et une danseuse au charme éclatant, Nicholas Ray orchestre un conflit moral entre l’amour et la trahison. Mais Traquenard est aussi l’œuvre d’un grand coloriste qui traduit les sentiments de ses personnages en visions flamboyantes et crépusculaires. Dernier point qui est loin d’être un détail : Cid Charisse y est sublime !

08/11 : 
L’ESPRIT DE LA RUCHE de Victor Erice 
Cinéaste espagnol majeur mais très rare sur les écrans, Victor Erice réalise, en 1973, L’Esprit de la Ruche qu’on peut considérer comme un des grands films sur l’enfance. En 1940, alors que le franquisme vient tout juste de vaincre les républicains espagnols, une petite fille rêve de Frankenstein. Dans ce conte envoûtant, Erice entrelace le rêve et la réalité mieux que personne. Et fait de L’Esprit de la Ruche une méditation sur les ravages de la guerre civile espagnole en même temps qu’une magnifique réflexion sur le cinéma et la peur. L’extraordinaire petite fille du film, Ana Torrent, sera également, trois ans plus tard, l’héroïne de Cria Cuervos de Carlos Saura. A noter que L’Esprit de la Ruche est un des films préférés de Guillermo del Toro.

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • Les Moissons du Ciel
    Drame (1 H 34 MIN)

    Les Moissons du Ciel

    • 11:00
      VOST