Aller au contenu principal

Menu secondaire (Cinéma)

Le ciné-club de Thierry Jousse

Du 10 novembre au 5 janvier 2020

Le ciné-club de Thierry Jousse

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.


Les dimanches à 11h
Programme du 10 nov. au 5 jan. 

 
Le goût du riz au thé vert de Yasujirô Ozu | 10 nov.

Parmi les nombreux réalisations de Yasujiro Ozu, Le Goût du Riz au Thé Vert est un de ses rares  films qui aborde la cruciale question du mariage. Entre comédie de moeurs et cinéma moderne. Ozu, sur un ton qui flirte souvent avec une certaine légèreté, propose une sorte de comédie sentimentale et mélancolique qui touche, sans crier gare, à la désaffection d’un couple marié depuis longtemps. Réalisé juste avant Voyage en Italie, distribué en 1953, l’année qui suit la sortie du film d’Ozu, Le Goût du Riz au Thé Vert, dans un style caractéristique du maître japonais, se révèle d’une exemplaire subtilité et d’une profondeur insoupçonnée. Ce qui en fait, au final, un grand film trop méconnu.

 

Fog de John Carpenter | 24 nov.

Conte fantastique à l’ancienne qui évoque Edgar Poe aussi bien que Lovecraft, Fog est un des films les plus envoûtants de John Carpenter. Plutôt que d’horreur, au sens strict du terme, il faut parler ici d’une poésie de la peur qui imprègne, de part en part, cette histoire de malédiction matérialisée par un brouillard meurtrier. Jouant à la fois sur le suspense et sur l’inquiétante étrangeté, Carpenter se révèle un maître du genre, travaillant les rapports entre le visible et l’invisible, mais surtout une sorte de poète de l’inquiétude, absolument digne des grandes séries B des années 1940.

 

Pas de printemps pour Marnie de Alfred Hitchcock | 8 déc.

Généralement considéré comme le premier film qui marque le déclin d’Alfred Hitchcock, Pas de Printemps pour Marnie mérite pourtant largement d’être réévalué. Après Les Oiseaux, et son tournage traumatisant, Hitchcock retrouve pourtant Tippi Hedren avec laquelle il entretient des rapports très ambivalents. Incarnant à la perfection un personnage typiquement hitchcockien de blonde kleptomane et frigide, l’actrice est une extraordinaire Marnie, à la fois tourmentée, fragile et perverse. En face d’elle, Sean Connery compose un figure virile et puissante et finit par devenir le psychanalyste de sa propre épouse. Hitchcock, quant à lui, retrouve, dans Pas de Printemps pour Marnie, quelques unes de ses obsessions personnelles traduites par des idées visuelles et sonores souvent stupéfiantes.

 

Le chant du missouri de Vincente Minnelli | 22 déc.

Film familial par excellence qui fut, au milieu des années 1940, un énorme succès public, Le Chant du Missouri est seulement le troisième film de Vincente Minnelli, mais c’est aussi son premier chef-d’œuvre. Tout en suivant les aventures de la famille Smith, habitants de St Louis, pendant les quatre saisons de l’année 1903, Minnelli se distingue par son élégance et sa finesse dans la mise en scène comme dans la peinture d’une communauté en proie à l’angoisse d’un prochain déménagement, alors même que St Louis est en passe d’accueillir l’exposition universelle. Le Chant du Missouri est également une grande comédie musicale enchanteresse, réalisée par celui qui allait bientôt devenir un maître du genre et bénéficie de la présence exceptionnelle d’une Judy Garland explosive et charmante. L’actrice et chanteuse trouve ici un de ses plus grands rôles et mérite à elle seule le détour.

 

Les dames du bois de Boulogne de Robert Bresson | 5 jan.

Deuxième long-métrage réalisé, après Les Anges du Péché, par Robert Bresson, Les Dames du Bois de Boulogne est aussi un des sommets de son œuvre. Adapté d’une nouvelle de Diderot et magnifiquement dialogué par Jean Cocteau, le film de Bresson raconte, dans un style d’une implacable rigueur, une histoire d’amour et de vengeance où la perversion se mêle admirablement à l’innocence. Bresson, qui n’avait pas encore totalement inventé son système, s’y confronte, pour la dernière fois de sa carrière, à de grands comédiens comme Paul Bernard, Elina Labourdette et surtout, Maria Casarès extraordinaire en femme machiavélique dont la froideur masque à peine un feu intérieur très intense, qui trouve, dans Les Dames du Bois de Boulogne, son plus grand rôle au cinéma. Un film intemporel qu’on peut voir et revoir sans jamais se lasser.


E-billets ci-dessous

Ciné-cartes CIP et Ugc illimité acceptées.

Avec France Musique 

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • Le Goût du riz au thé vert
    Drame (1 H 55 MIN)

    Le Goût du riz au thé vert

    • 11:00
      VO