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Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.

Du 1er septembre au 27 octobre

Ciné-Club de Thierry Jousse

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.

Les dimanches  à 11h, programme : 
 
La marquise d’o...
Eric Rohmer | 1er sept.

Le mot de T.Jousse : Dans la carrière très cohérente d’Eric Rohmer, La Marquise d’O fait figure d’exception à plusieurs titres. C’est une adaptation du grand écrivain allemand romantique, Kleist. Ce qui signifie que le film est parlé en allemand. Et que La Marquise d’O est un film en costumes. Autant d’éléments qui tranchent dans une filmographie ô combien homogène. D’une splendeur visuelle inégalée, La Marquise d’O, inhabituellement truffé de références à la peinture, est pourtant un film de Rohmer à part entière tant il joue avec une maîtrise et un raffinement confondants des ambiguïtés de ses personnages et des situations auxquelles ils doivent faire face. Une œuvre majeure et méconnue à redécouvrir toutes affaires cessantes.

 

Maris et Femmes en 35mm 
Woody Allen | 15 sept.

Le mot de T.Jousse : Probablement influencé par le cinéma de John Cassavetes, Maris et Femmes est probablement l’un des films les plus âpres et les plus cruels de toute la longue carrière de Woody Allen. Film qui enregistre en direct la séparation du cinéaste avec sa muse et actrice Mia Farrow, Maris et Femmes est malgré tout une comédie mais une comédie qui grince comme si Woody Allen cherchait le point de rupture en permanence. Ajoutez à cela, une caméra inhabituellement mouvante et une mise en scène qui privilégie la vitesse et vous aurez, toutes époques, un des meilleurs films de Woody Allen.

 

Kanal en avant-première
Andrzej Wajda | 29 sept.

Le mot de T.Jousse : Réalisé en 1956 par le tout jeune Andrzej Wajda, grand rénovateur du cinéma polonais, Kanal est le film de résistance ultime. Situé en 1944, en plein ghetto de Varsovie, le film met en scène les derniers soubresauts du ghetto de Varsovie. La deuxième partie de Kanal en particulière, située entièrement dans les égoûts, est un pièce maîtresse dans la filmographie de Wajda mais aussi parmi les films mettant en scène la seconde guerre mondiale. L’équivalent de Rome Ville Ouverte pour le cinéma polonais en même temps que la naissance d’un grand cinéaste, injustement oublié aujourd’hui.

 

Les poings dans les poches
Marco Bellocchio | 13 oct.

Le mot de T.Jousse : Premier long-métrage d’un grand cinéaste italien trop souvent sous-estimé, Les Poings dans le Poches est habité par une colère, une rage même, qui n’exclut jamais une mise en scène d’un grand raffinement. Marco Bellochio y affirme, sans ostentation, son tempérament très singulier de cinéaste en abordant un sujet qui va le hanter tout au long de sa très belle carrière : la famille comme nid de violences et de névroses. Lou Castel, alors tout jeune comédien, y fait notamment une saisissante composition qui nous emmène aux confins de la folie. Un premier film qui, tout en captant l’esprit naissant d’une jeunesse en pleine révolte existentielle, n’a rien perdu de sa puissance. A voir ou à revoir absolument en attendant la sortie du dernier film  de Marco Bellochio, Le Traître.

 

Raging bull
Martin Scorsese | 27 oct.

Le mot de T.Jousse : Sous l’apparence d’un biopic du boxeur Jake La Motta se cache un des films les plus personnels de Martin Scorsese. Auréolé de sa palme d’or à Cannes pour Taxi Driver mais déçu par l’échec de New York New York, Scorsese fait de Raging Bull un précis d’auto-destruction qui scrute au microscope les errements, la boulimie et la violence d’un boxeur pour qui il ne saurait être question de bien finir. Mais l’incroyable virtuosité et la profondeur spirituelle de Raging Bull ne seraient rien sans l’ahurissante composition de Robert De Niro qui va bien au-delà du mimétisme et du réalisme et qui trouve là un de ses rôles les plus puissants. Les combats de boxe sont parmi les plus impressionnants jamais vus à l’écran, ce qui n’empêche aucunement la vision brutale du quotidien de Jake La Motta. Le tout est ponctué par des grands airs d’opéra italien qui achèvent de nous emmener dans un univers cinématographique unique et indescriptible.

 

Thierry Jousse : 
Après avoir été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1991 et 1996, il écrit sur la musique dans Jazz Magazine et Les Inrockuptibles. Il publie également plusieurs livres sur le cinéma (notamment sur John Cassavetes et sur David Lynch), et réalise quatre courts-métrages, Le Jour de Noël (1998), Nom de Code : Sacha (2001), Julia et les Hommes (2003) et Buenos Aires Fantasma (2006), deux longs-métrages, Les Invisibles (2005) et Je suis un No Man’s Land (2011), et deux documentaires, L’Age d’or de la musique de film (2010) et Jean Douchet ou l’Art d’aimer (2012).. Il produit et anime Ciné Tempo, une émission consacrée à la musique au cinéma sur France Musique, tous les samedi à 13h. Par ailleurs, il collabore régulièrement au site Blow up-Arte sous la forme de cartes blanches autour de la musique et du cinéma. 
 

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • La Marquise d'O...
    Drame (1 H 38 MIN)

    La Marquise d'O...

    • 11:00
      VF