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Le ciné-club de Thierry Jousse

Du 26 mai au 7 juillet

Le ciné-club de Thierry Jousse

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.

A 11h, les dimanches :

► La messe est finie avant-première de Nanni Moretti | 26 mai
Le mot de TJ : C’est dans les années 1980 que Nanni Moretti s’est imposé comme un cinéaste majeur en Italie, l’un des seuls qu’on pouvait raisonnablement situé au niveau de ses glorieux aîné. Doté d’un tempérament comique incontestable, Moretti opère, avec La Messe est Finie (1986), un tournant vers un cinéma plus grave. Incarnant le rôle du prêtre Giulio, officiant dans une paroisse de Rome, l’acteur-réalisateur devient le catalyseur des névroses de ses contemporains tout en s’inscrivant dans la filiation d’un néo-réalisme tardif. De tous les films de Nanni Moretti, La Messe est Finie n’est pas, aujourd’hui, le plus célèbre, mais il est sans doute le plus accompli de tous, une sorte de chef-d’œuvre précoce pour un cinéaste, âgé à l’époque de 33 ans, mais déjà dans la plénitude de ses moyens.
Séance en avant-première, en prélude à une réédition en salles le 5 juin

► Seuls les Anges ont des Ailes de Howard Hawks | 9 juin
Le mot de TJ : Film très personnel, qui mélange comédie et gravité avec un bonheur incontestable, Seuls les Anges ont des Ailes (1939) est sans doute un des premiers grandes œuvres de Howard Hawks, un cinéaste qui a commencé sa carrière dans le muet et qui met en scène ici un groupe d’aviateurs, hommes et de femmes, confronté au danger quotidien pour exercer leur métier. On y retrouve l’élégance naturelle du cinéaste et de sa mise en scène à hauteur d’homme sans oublier la plupart de ses grands thèmes : héroïsme discret, professionnalisme, pudeur, guerre des sexes, équilibre entre action et dialogues… Cary Grant y est impérial et ses partenaires féminines, Jean Arthur et Rita Hayworth, sont tout aussi admirables. Un film intemporel qu’on peut revoir à l’infini, sans jamais se lasser.

► Apportez-moi la Tête d’Alfredo Garcia de Sam Peckinpah | 23 juin
Le mot de TJ : Sam Peckinpah est généralement considéré comme l’un des grands introducteurs de la violence dans le cinéma américain des années 60-70. Ce n’est pas faux mais il serait dommage de réduire l’auteur de Guet-Apens à cette sentence. Moins célèbre que La Horde Sauvage ou Pat Garrett and Billy the Kid, Apportez-moi la Tête d’Alfredo Garcia (1974) prouve justement que le cinéma de Peckinpah ne peut se réduire à la seule brutalité. En mettant en scène un héros à la fois nihiliste et romantique à la recherche d’un homme dont il doit ramener la tête, Sam Peckinpah se hausse ici à un lyrisme sauvage et existentiel qui va bien au-delà la simple exhibition de la violence. Warren Oates, qui incarne génialement Benny, le héros du film, est pour Peckinpah, un véritable double et contribue à l’intensité hallucinée d’Apportez-moi la Tête d’Alfredo Garcia, probablement un des grands films américains d’une décennie en or, les seventies. C’est dire !

► Nuages épars de Mikio Naruse | 7 juillet
Le mot de TJ : 89ème et ultime film de Mikio Naruse, un des grands du cinéma japonais qui n’a jamais eu en Occident, la réputation d’un Mizoguchi, Kurosawa ou même Ozu, Nuages épars (1967) est sans doute un de ses plus beaux. Tourné en couleurs, Nuages épars permet d’admirer le style fluide et la mise en scène invisible de Naruse ainsi que son ton délicat et subtil, non dénué d’humour malgré la gravité du sujet, en cela proche de Tchekhov. A l’intérieur de cette histoire de deuil et d’amour impossible, Naruse fait preuve d’une retenue sublime qui lui permet de laisser les sentiments éclore petit à petit, jusqu’aux splendides plans finaux qui libèrent enfin l’émotion. A découvrir absolument si l’on veut débuter l’été sous le signe de la beauté…

En partenariat avec France Musique

Thierry Jousse :
Après avoir été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1991 et 1996, il écrit sur la musique dans Jazz Magazine et Les Inrockuptibles. Il publie également plusieurs livres sur le cinéma (notamment sur John Cassavetes et sur David Lynch), et réalise quatre courts-métrages, Le Jour de Noël (1998), Nom de Code : Sacha (2001), Julia et les Hommes (2003) et Buenos Aires Fantasma (2006), deux longs-métrages, Les Invisibles (2005) et Je suis un No Man’s Land (2011), et deux documentaires, L’Age d’or de la musique de film (2010) et Jean Douchet ou l’Art d’aimer (2012).. Il produit et anime Ciné Tempo, une émission consacrée à la musique au cinéma sur France Musique, tous les samedi à 13h. Par ailleurs, il collabore régulièrement au site Blow up-Arte sous la forme de cartes blanches autour de la musique et du cinéma.

Billetterie ci-dessous

L'Arlequin

76 rue de Rennes - 75006 Paris 6e arrondissement
  • La Messe est finie
    Comédie (1 H 34 MIN)

    La Messe est finie

    • 11:00
      VOST