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mars, avril, mai

Le ciné-club de Thierry Jousse

Thierry Jousse vous propose, un dimanche sur deux à l’Arlequin, un vagabondage dans l’histoire du cinéma, du muet aux années 90, agrémenté d’un indispensable échange avec le public.

 

| Le point de non-retour |  de John Boorman | 17 mars à 11h

Le mot de T.Jousse

Polar abstrait réalisé en 1967 par l’Anglais John Boorman, avec en vedette le grand Lee Marvin et la ville de Los Angeles, Le Point de Non Retour, vrai faux film de vengeance, frappe par sa construction sophistiquée et sa sensibilité à l’architecture très particulière de la cité des Anges. Premier film américain de Boorman, Le Point de Non Retour, adapté d’un roman de Donald Westlake et produit par la MGM, fait partie des œuvres qui, par leur caractère très personnel, annonce l’émergence de ce qu’on appellera plus tard le Nouvel Hollywood.

 

| Le bateau phare | avant-première de Jerzy Skolimowski | 31 mars  à 11h

Le mot de T.Jousse

Premier et unique film américain réalisé au milieu des années 1980 par le Polonais Jerzy Skolimowski, qui venait de passer les 15 dernières années en Angleterre, Le Bateau-Phare pourrait presque se résumer à un duel au sommet entre deux grands acteurs venus d’horizons très différents, Klaus-Maria Brandauer et Robert Duvall. Mais il ne faudrait pas oublier le rôle pivot tenu par le propre fils du cinéaste, Michaël Lydon qui teinte le film d’une réflexion aigüe sur la filiation et la paternité. Huis-clos étouffant au cœur d’un bateau qui semble complètement immobile, Le Bateau-Phare est surtout une incroyable leçon de mise en scène qui distille l’inquiétude en permanence. Une redécouverte indispensable présentée en prélude à une ressortie du film en salles et, plus largement, à une relecture de l’œuvre très singulière du funambulesque et sous-estimé Jerzy Skolimowski

 

| Elis | dans le cadre du 21ème festival du cinéma brésilien de Paris de Hugo Prata | 14 avril

Le mot de T.Jousse

Biopic d’Elis Regina, la plus grande chanteuse de l’histoire de la musique brésilienne, Elis est le premier long-métrage du réalisateur Hugo Prata, jusque là plus réputé pour ses clips et autres vidéos musicales. Rivalisant aisément avec les films américains du même genre, Elis parvient à capter la personnalité fantasque, très volontaire et pour tout dire unique de son héroïne et à retracer, de manière très convaincante, son trajet très particulier, de son arrivée à Rio, épicentre de la musique brésilienne, au début des années 1960, jusqu’à sa mort prématurée, à l’orée des années 1980, qui mit le Brésil en état de choc. Cette séance à lieu dans le cadre du Festival du Cinéma Brésilien qui a lieu, chaque année, à l’Arlequin.

 

| Alexandrie pourquoi ? |  de Youssef Chahine | 28 avril  à 11h

Dans l’abondante et même proliférante filmographie du plus grande cinéaste égyptien, Youssef Chahine, Alexandrie Pourquoi ?, tourné à la fin des années 1970, occupe une place centrale. Tout simplement et avant tout, parce qu’il s’agit du premier film autobiographique de l’histoire du cinéma arabe. Dans ce style polyphonique et foisonnant qui le caractérise, Chahine raconte, sur un mode très personnel, ses années d’adolescence à Alexandrie, pendant la seconde guerre mondiale. Récit d’apprentissage vivant et haut en couleurs, Alexandrie Pourquoi ? est aussi l’histoire d’une vocation, celle d’un jeune homme fasciné par le monde du spectacle et qui se prépare à devenir acteur, Youssef Chahine, ici interprété par l’excellent Mohsen Mohieddine. Enfin,  Alexandrie Pourquoi ? est également le premier volet d’une tétralogie qui se poursuivra avec La Mémoire, Alexandrie encore et toujours et, plus tardivement, Alexandrie New York.

 

| Le samouraï |  de Jean-Pierre Melville | 12 mai  à 11h

Le Samouraï reste, encore aujourd’hui, le film le plus iconique du grand Jean-Pierre Melville. La présence froide et magnétique d’Alain Delon, héros melvillien idéal, n’y est certainement pas pour rien. Dans un Paris stylisé par la mise en scène de Melville, l’acteur incarne Jeff Costello, tueur à gages solitaire dont on ne saura pas grand chose, un personnage dont on épouse le destin inexorable et tragique à travers une série de séquences toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Intemporel et fascinant, Le Samouraï est d’autant plus une œuvre majeure qu’il est devenu une référence ultime pour d’autres grands films à venir comme The Killer de John Woo ou Ghost Dog de Jim Jarmusch.

 

En partenariat avec France Musique

Thierry Jousse :
Après avoir été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 1991 et 1996, il écrit sur la musique dans Jazz Magazine et Les Inrockuptibles. Il publie également plusieurs livres sur le cinéma (notamment sur John Cassavetes et sur David Lynch), et réalise quatre courts-métrages, Le Jour de Noël (1998), Nom de Code : Sacha (2001), Julia et les Hommes (2003) et Buenos Aires Fantasma (2006), deux longs-métrages, Les Invisibles (2005) et Je suis un No Man’s Land (2011), et deux documentaires, L’Age d’or de la musique de film (2010) et Jean Douchet ou l’Art d’aimer (2012).. Il produit et anime Ciné Tempo, une émission consacrée à la musique au cinéma sur France Musique, tous les samedi à 13h. Par ailleurs, il collabore régulièrement au site Blow up-Arte sous la forme de cartes blanches autour de la musique et du cinéma.